Tournoi AdG des IPO

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Voici un compte rendu de mes parties au tournoi des IPO les 24 et 25 mars 2012. Quarante joueurs en compétition dans deux poules : Antique (Guerre des Gaules) et Médiévale (l'année 1012).

 Je joue une armée Dynastie Bédouine organisée de la façon suivante :

Corps I : 4 Cavalerie lourde Impact Elite

Corps II : 3 Cav lourde arc et 4 Cav moyenne Impact

Corps III : 4 MI Impact Elite, 2 Cav moyenne Impact, 2 LH impact et 2 LI arc

1ère Partie : Beja de Christian Bricault

Le Sultan Mustafa est en train de boire un thé vert devant sa tente quand le général Al Malik fait irruption devant lui, couvert de poussière :

- "Votre Grandeur, ces chiens de Beja ont envahi votre territoire. Ils sont en train de voler notre bétail !

- Réunit immédiatement les Ghulams et rassemble nos mercenaires Dailami, nous allons en finir une fois pour toute avec ces pillards, s'exclame le Sultan en bondissant sur ses pieds."

Le Beja (barbu avec des lunettes !) nous attaque par le désert. Il déploie sa cavalerie lourde à gauche et sa horde de chameaux à droite. Le centre est occupé par des guerriers impétueux qui s'abritent dans une broussaille.

Notre cavalerie est au centre avec les Ghulams orientés pour aller attaquer les chameaux. Les Dailami sont dans une broussaille à droite.

 

Le Sultan n'est pas très content du déploiement de son général. Il fustige ce dernier du regard puis ordonne d'avancer vers l'ennemi.

Des traitres bédouins passés au service de l'ennemi font le tour des dunes de sables à gauche pour venir encercler notre cavalerie. Les chameaux s'élancent en bavant et grognant, effrayant les montures des Ghulams. Le combat de cavalerie s'engage, les épées s'entrechoquent tandis que les chameaux talonnent les Ghulams.

La situation devient confuse. De chaque côté des hommes tombent, noircissant le sable du désert de leurs entrailles sanguinolentes (hum ...). Déjà les féroces Beja crient victoire. C'est sans compter sur la détermination des Bedouins qui parviennent à renverser la situation au dernier tour !

Les Beja s'enfuient, vaincus, mais les pertes sont lourdes (17 sur 21). Ce fut une rude bataille et le général Al Malik sauve sa tête de justesse.


 

2ème Partie : Byzantins Nicéphoriens de Nicolas Stratigos

L'attaque des Beja n'était qu'une diversion. Les espions stationnés au nord de la Syrie rapportent au Sultan que l'Empereur Stratigos en personne se dirige vers la capitale du Sultan. Ces scélérats de Byzantins ont du payer les Beja pour attirer l'armée du Sultan au sud tandis que leurs propres troupes arrivaient par le nord.

Cette fois-ci la bataille se déroule dans une région habitée. Toute la partie droite est occupée par un petit village et des champs et plantation tandis que la gauche est une grande plaine dégagée.

L'armée Byzantine se déploie entièrement sur la gauche. La cavalerie bédouine occupe le centre tandis que des Dailami sont embusqués au nord du petit village dans une plantation.

L'armée Byzantine, sûre de sa force avance et se déploie dans la plaine pour venir à portée de tir des troupes bédouine. Les Skoutatos, pourtant si redoutables face à la cavalerie restent en retrait, un peu esseulés.

Par de subtiles manoeuvres, les bédouins arrivent à limiter l'impact des tirs des byzantins et refusent le combat frontal trop inégal. Au moment propice, Al Malik ordonne de charger afin de priver les Byzantins de leur avantage au tir. Conduisant lui même la charge, il attaque une cavalerie ennemie et parvient à la mettre en déroute. Ceci expose le flanc de la ligne byzantine qui doit manoeuvrer frénétiquement pour éviter de désastre.

Mais la bataille se joue sur l'aile droite. Les féroces mercenaires Dailami, à qui l'on a fait miroiter le butin et les femmes présentes dans le camp byzantin, se ruent à l'attaque. Ils sortent de la palmeraie où ils étaient embusqués pour se ruer sur l'infanterie ennemie. Les quleques tirs sporadiques des byzantins ne peuvent endiguer la charge. Les guerriers élite profitent de leur élan pour enfoncer les lignes byzantines. Au tour suivant ils achèvent les blessés : l'ordre a été donné de ne faire aucun prisonnier !

La victoire est complète ! Les restes de l'armée impériale refluent en désordre. Le camp est pillé, les Dailami profitent des femmes et du butin. Victoire avec 10 pertes. L'embuscade a été décisive et j'ai bien profité du mauvais déploiement des Byzantins. Si les Skoutatos avaient été au centre cela aurait été plus compliqué ...


3ème Partie : Indiens Tamouls de Christophe Gouneau

Le Sultan Mustafa devait se marier avec une princesse Indienne nommée Shangrila. Lorsqu'il appris que le Maharadja du Tamoulistan refusait finalement l'union sous le prétexte falacieux que la princesse trouvait l'air du désert trop sec, le Sultan entra dans une rage folle.

Aussitôt il convoqua son grand Vizir pour organiser une expédition punitive contre le lointain royaume des Tamouls. Le Vizir affreta une flotte auprès des marchands d'Oman et quelques mois plus tard, le général Al Malik débarquait avec ses troupes sur les rivages de l'Inde. Avançant dans les terres, il rencontra rapidement l'armée du Maharadja déployée dans une plaine.

L'armée ennemie est composée sur chaque aille d'un corps avec un éléphant, des piétons impétueux et des archers. Au centre un petit corps de cavalerie.

La cavalerie bédouine se déploie au centre tandis que le Dailami s'embusquent dans un village sur la droite.

Le général Malik parvient a envoyer un espion dans le camp ennemi. Celui-ci suggère au maharadja un plan génial : envoyer toute la cavalerie faire une vaste manoeuvre de contournement par la gauche pour prendre l'ennemi à revers. La manoeuvre réussira tellement bien que la cavalerie ennemie ira aux fraises pendant toute la partie !

L'armée Bédouine s'élance à l'attaque. Les deux éléphants sont trop peu nombreux pour représenter une menace sérieuse. Les Dailami attaquent les fantassins ennemis et la cavalerie lourde protégée par un écran de tirailleuers charge les archers et les fantassins moyens en plaine. C'est un vrai massacre.

Lorque la cavalerie ennemie pointe le bout de son nez, la défaite est déjà consommée. Brillante victoire sur le Maharadja Tamoul avec seulement 6 pertes. La Princesse Shangrila est ramenée de force et le mariage est consommé. Elle rejoint les 76 autres concubines dans le harem du Sultan.

La journée du samedi a été faste avec 3 victoires. Je suis dans les premiers du classement ce qui veut dire que je vais maintenant affronter un joueur costaud !

 


 

4ème partie : Touaregs de Daniel Baltzinger

Je rencontre le champion intergalactique ! Je sens que ca va être dur car contre son armée pleine de chameaux je n'ai pas grand chose. La bataille se déroule dans le désert. Je fais deux embuscades. La première avec le corps de 4 Cv lourde derrière une colline au centre de la table. La seconde avec des Dailami dans une plantation située au centre gauche. Le général Al Malik commet l'erreur de séparer les Dailami en deux groupes, la place n'étant pas suffisante pour placer tout le monde.

 Le Touareg déploie un corps de 6 chameaux élite à gauche, 6 chameaux à droite et 6 fantassins impétueux plus des LI au centre. Il pense que j'ai une marche de flanc avec la cavalerie ce qui ralenti un peu sa progression à gauche.

Au centre, ses fantassins entrent dans la plantation et découvent deux Dailami, les deux autres étant placés en retrait. Cette erreur de placement est fatale aux Dailami qui combattent à 2 contre 6. Les combats sont néanmoins féroces au sein de la palmeraie.

Sur l'aile droite, les chameaux ennemis avancent. L'embuscade derrière la colline est révélée mais ne parvient pas à prendre de flanc les chameaux. Ceux-ci chargent furieusement les Ghulams qui fuient mais sont rattraper dans le dos !

C'est la fin, l'armée bédouine est en déroute. Le palais du Sultan est pillé et les Touaregs emmènent les femmes de son Harem et en particulier la princesse Shangrila.

Le Sultan est tellement effondré qu'il ne songe même pas à faire empaler le général Al Malik pour ses erreurs tactiques.


5ème Partie : Mongols Tribaux de Pascal Prost

Le Sultan apprend que la Princesse Shangrila a été vendue comme esclave par les Touaregs à des marchands Mongols. Il obtient l'autorisation du Calife de Bagdad de traverser ses terres à la tête de son armée. L'armée bédouine entre dans les steppes d'asie centrale à la recherche de la tribu qui a enlevée la belle Shangrila.

Une immense plaine à perte de vue, à peine découpée de quelques collines et de quelques zones broussailleuses. Soudain un bruit de cavalcade et surgissant de partout et de nulle part, des hordes de petits hommes aux yeux bridés montés sur de fougueux poneys commencent à faire pleuvoir une pluie de flèches sur les troupes du Sultan.

Rapidement le général donne des ordres pour éviter de se faire déborder. Sur la gauche, les Dailami avancent rapidement tandis que les cavaliers légers bédouins débordent les éclaireurs mongols. Au centre, Al Malik mène la charge contre les cavaliers ennemis.

Sur la droite, les Mongols prennent rapidement possession d'une colline et font pleuvoir un déluge de flèche sur les pauvres bédouins dépourvus de protection.

Les tirs des Mongols sont bien ajustés et terriblement meurtriers ! Les bédouins n'ont d'autre solution que de charger en désordre.

Déjà le Mongol exulte, voyant la victoire à sa portée. Dans un dernier élan, les Dailami et les cavaliers d'Al Malik se battent comme des lions et infligent de cuisantes pertes à l'adversaire. Mais c'est trop tard, la défaite est consommée !

Le Sultan s'en retourne seul et désespéré dans son Palais en ruine. Jamais il ne reverra la belle Shangrila. Elle restera pour toujours captive d'un cruel chef mongol dénué de tout raffinement.

Finalement l'armée Bédouine termine à la sixième place (sur 20). Très bon tournoi avec des parties palpitantes !